Movement is a discipline of pleasure.
Mouvement et repos, alimentation, contribution à la communauté – ce sont les 4 piliers de la longévité.
Le mouvement est une discipline du plaisir.
Masse musculaire, endorphines, humeur, mobilité, souplesse, coordination, santé articulaire et cardiaque… la liste des bienfaits du mouvement est infinie.
Chacun entretient un rapport singulier et unique au mouvement, à l’activité physique, au sport. Ce rapport évolue tout au long de la vie et doit s’adapter au temps, à l’espace et aux envies du moment.
Comment donner au mouvement une place centrale dans sa vie ? En combinant discipline et plaisir.
J’emploierai souvent le terme de “discipline du plaisir”, au fondement de ma philosophie de vie.
La discipline du plaisir repose sur deux principes : la discipline et le cadre sont indispensables au progrès. La recherche du plaisir est le carburant humain. Pour mettre en place des habitudes durables, il est très puissant de combiner les deux !
Observatrice de mes pairs, j’ai établi quatre profils – lequel vous colle à la peau ?
1- Les trekkeurs
L’effort physique en pleine nature est le fuel des trekkeurs : crapahuter dans la montagne, sillonner les routes sur leur vélo, voguer ou plonger dans la mer… - c’est leur raison d’être. S’ils en sont privés – par la météo ou une blessure, ils dépérissent.
Au-delà de performance physique et technique, les trekkeurs recherchent la déconnexion mentale conférée par le mouvement de leur corps dans la nature, la confrontation aux éléments et la beauté des paysages.
Le trekkeur supporte mal l’activité indoor - sauf si elle est le seul et unique moyen de s’adonner à nouveau à sa passion. La tragédie du trekkeur est l’assignation à résidence.
L’architecte avant-gardiste Charlotte Perriand était une trekkeuse indomptable. Dans l’album “Charlotte Perriand - Une architecte française au Japon 1940-1942 ” de Charles Berberian, on la voit mener, triomphante, une cordée d’hommes japonais ébahis jusqu’au sommet.
La philosophe et écrivain enturbannée, Simone de Beauvoir était aussi une grande trekkeuse. Je n’ai pu trouver de photos d’elle en vagabonde de l’extrême, sac au dos.
« Je ne pensais à rien : j'allais, je regardais. Je portais tous mes biens sur mon dos, j'ignorais où je dormirais le soir. Souvent je répugnais à me séparer du ciel, de l'herbe, des arbres je voulais en retenir au moins l'odeur; au lieu de prendre une chambre dans un village, je faisais encore sept à huit kilomètres et je demandais l'hospitalité dans un hameau : je dormais dans une grange et la senteur du foin bourdonnait à travers mes rêves. »
Simone de Beauvoir - La force de l’âge (1960)
2- Les furieux de la gagne
Les furieux de la gagne ne peuvent concevoir de bouger en dehors d’un jeu, d’un match, d’un défi. Ils trainent la patte à la simple idée de marcher – la finalité d’une randonnée leur échappe.
Ils ne peuvent se contraindre à une séance de renforcement musculaire – beaucoup trop ennuyeux, et encore moins une session avec un coach – sa conversation est trop pauvre, trouvent-ils comme excuse.
Mais ils donnent tout et se surpassent s’ils ont des rivaux, des adversaires, d’autres à qui se mesurer. Le défi du furieux de la gagne est de trouver sa discipline du plaisir sans être l’homme du match.
Mc Enroe a.k.a SuperBrat, on aime son look et sa fureur (de gagner).
3- Les Just Do It
Les Just Do It érigent le mouvement en art de vivre.
Peu importent leur état physique ou mental, la météo et le matériel à disposition, les Just Do It savent que le mouvement, quel qu’il soit, leur fait du bien.
Leur agenda est organisé autour de quelques sessions prévues et ils accueillent - provoquent même tout mouvement additionnel : une session de pilates de 15 minutes à 22 h en pyjama, une balade dominicale en solo près de la Seine, un cours de jivamukti perché dans un studio bondé ou une initiation au rafting par temps glacial.
Une idée du bonheur - une petite session de fitness sur la plage suivie d’une session de surf. No props, no problem.
4- Les Sport Snobs
Les Sports Snobs ont besoin d’un set up parfait - une station de ski vide, enneigée et sous le soleil pour apprécier le mouvement.
Leurs sports de prédilection nécessitent souvent du matériel, des animaux, la mer ou la montagne. Seuls la voile, le ski ou l’équitation ont grâce à leurs yeux. Ils ne peuvent envisager de jogger ailleurs que seuls face à la mer ou le long d’une rivière scintillante. Ils ont souvent été des champions dans des temps révolus - ou fantasmés.
Ils se sont mis la barre si haut qu’il leur est pénible d’envisager une discipline du plaisir sportive au quotidien - alors ils ne font rien. Tout passe.
Ce texte est mon échauffement, le premier d’une longue série sur le mouvement.
Au-delà de ces profils — assez arbitraires et inspirés par mes proches, vous l’aurez compris — je vous invite à réfléchir au mouvement qui vous procure le plus de plaisir, et à la meilleure façon d’en glisser davantage dans votre vie.
Je vous l’assure : le plaisir grandit avec la pratique, la variété et l’exploration. Le repos, son doppelgänger, n’en sera que plus régénérant.
English version
Movement, rest, nutrition, and community — these are the four pillars of longevity.
Muscle mass, energy, endorphins, mood, flexibility, coordination, joint and heart health… the list of benefits is endless.
Observing people around me, I realized each of us has a unique relationship with movement.
The secret? Combining discipline and pleasure.
The discipline of pleasure rests on two principles: discipline and structure are essential for growth and progress; pleasure is the fuel that sustains us. Lasting habits are born when the two meet.
I’ve identified four archetypes of movers — which one resonates with you?
1 – The Trekkers
They live for movement in nature: climbing mountains, cycling endless roads, plunging into the sea. Beyond performance, they seek mental disconnection, the confrontation with elements and landscapes. Indoors, they feel trapped. Their tragedy: forced immobility.
Charlotte Perriand, the avant-garde architect, was a fearless trekker. In Charlotte Perriand – A French Architect in Japan 1940-1942 by Charles Berberian, she leads a group of astonished Japanese men triumphantly to the summit.
2 – The Fierce Competitors
They can’t imagine moving without a game, a match, or a rival. Walking feels pointless. Weight training is boring.
But give them an opponent, and they’ll push themselves to the limit. Their challenge: to find pleasure in moving without always having to win.
McEnroe a.k.a. SuperBrat — we love his look, his fury.
3 – The Just Do It
For them, movement is a way of life.
Whatever their mood, the weather, or the gear, they know moving makes them feel better. Their schedules include planned sessions, but they welcome any extra: 15 minutes of Pilates in pajamas at 10 pm, a solo Sunday walk, a crowded yoga class, a first surf lesson.
Their idea of happiness: a fitness session on the beach. No props, no problem.
4 – The Sport Snobs
They crave perfect conditions: an empty, sunny ski slope, a calm sea, a glittering river.
Their sports often demand equipment, animals, or wide open spaces. Many once were — or dream they were — champions. Their standards are so high that daily practice feels unworthy. So they do nothing.





